Les tringles des sistres tintaient avec un éclat métallique et sur cette étrange musique les zingarellas se levaient
Tambours de basque allaient leur train et les guitares forcenées grinçaient sous des mains obstinées les mêmes chansons, les mêmes refrains les mêmes chansons, les mêmes refrains Tra la la la
Les anneaux de cuivre et d'argent reluisaient sur les peaux bistrées d'orange ou de rouge zébrées les étoffes flottaient au vent
La danse au chant se mariait la danse au chant se mariait d'abord indécise et timide plus vive ensuite et plus rapide cela montait, montait, montait, montait! Tra la la la
Les Bohémiens, à tour de bras de leurs instruments faisaient rage et cet éblouissant tapage ensorcelait les zingaras
Sous le rhythme de la chanson Sous le rhythme de la chanson ardentes, folles, enfiévrées, elles se laissaient, enivrées emporter par le tourbillon! Tra la la la